
Mon parcours franco-allemand
Je suis née et ai grandi dans une famille francophone, de culture française. Aujourd’hui, je vis et travaille en Allemagne, parle couramment allemand et me sens pleinement intégrée. Entre les deux : beaucoup de curiosité, de moments de solitude, d’apprentissage… donc du temps et parfois de sacrés défis. Parce que je suis passée par toutes les étapes, de la découverte de l’Allemagne à un équilibre franco-allemand, et que le jeu en vaut la chandelle, je souhaite t’aider à ton tour dans ce beau projet.
Apprentissage de l'allemand
Au départ, je ne connais pas l’Allemagne. Par contre, j’aime la langue allemande. Je l'étudie à l’école en France, notamment grâce au parcours Abibac, qui permet d’obtenir un double diplôme équivalent au baccalauréat français et à l’Abitur allemand. Grâce à ce cursus, je séjourne à plusieurs reprises en Allemagne et en Autriche de 2011 à 2014, tout en suivant mes cours de littérature et d’histoire-géographie en allemand.


Gros doutes en classe préparatoire
J'y prépare les concours pour intégrer une école de commerce. L’allemand étant l’un de mes points forts, je pars à l'été 2015 comme jeune fille au pair en Autriche. Outre un léger choc culturel, mon allemand très littéraire ne suffit pas toujours à communiquer au quotidien ; j’ai l’impression de régresser. Si je me sens perdue, je n’ai pas les mots pour l’exprimer à l’époque et me concentre sur mes études, en pensant que « l’allemand n’est pas pour moi ».
Premiers séjours en Allemagne
J’intègre le PGE d’emlyon business school en 2016 et me spécialise en innovation, entrepreneuriat et design thinking via le master I.D.E.A. En parallèle, je réalise trois stages à l’étranger, dont deux en Allemagne, entre 2017 et 2019. Je n’ai alors aucune vue d’ensemble sur ce qui m’attend, rien n’est préparé. De mon environnement de travail à mes relations en dehors, en passant par les joies de l’administratif et le ressenti d’être loin de chez moi... « c'est beaucoup pour un seul vase ».


Au Luxembourg, envie d'ailleurs
Séduite (malgré tout !) par mes expériences internationales, je débute un premier poste à Luxembourg-Ville en 2020. J’y pilote des missions d’innovation et de transformation digitale au sein de la filiale européenne d’une banque privée. Pour des raisons à la fois professionnelles et personnelles, j’envisage de m’installer en Allemagne avec mon compagnon de l’époque et d'y nouer des relations sur le long terme en prenant un poste à Düsseldorf.
Période de réflexions à Düsseldorf
Je débute un poste de consultante en management en 2021, où j’approfondis mon expertise en projets multiculturels et en conduite du changement. En 2023, je prends une parenthèse de quatre mois pour explorer l’Asie. Je coche alors toutes les cases du profil en quête d’équilibre : les bases sont là, mais je cherche la nuance, les bons réflexes culturels, l’efficacité au quotidien… un apprentissage passionnant, mais très énergivore. Peu à peu, s’impose aussi une réflexion plus profonde : comment concilier mon identité française avec la culture allemande dans laquelle je me retrouve parfois si bien ?

Poser les mots et partager
Je prends conscience que ma connaissance des deux pays constitue une véritable expertise et que mon parcours suscite un intérêt réel. Portée par le désir de me consacrer au management interculturel et de perfectionner mes compétences de formatrice, je valide le diplôme d’InterCultur GmbH en 2025. Cette étape me permet de poser les mots sur mon expérience et de me sentir pleinement épanouie dans mon profil dit « franco-allemand ». Je rejoins ensuite le réseau de formateurs du CERAN début 2026.